HISTORIQUE

FONDATION DE L'ASSOCIATION 

          L’association Autisme France et ces cellules régionales et départementales ont pour objectif principal de défendre les droits des personnes atteintes de pathologie autistique et de développer des structures éducatives et d’accueil pour celles-ci. Parallèlement, elles luttent pour l’accessibilité  des personnes avec autisme dans tous les domaines.

 

            En 1997, suite au constat de l’absence d’accueil des jeunes autistes dans les structures de loisirs classiques, la Présidente d’Autisme Vienne, Mme De Pasquale et les parents adhérents, se sont adressés à Mme Minvielle (professeur à la Faculté des Sciences du Sport de Poitiers) pour qu’elle propose à ces étudiants d’animer des activités de loisirs pour leurs enfants. Les étudiants de la filière ‘activités physiques adaptées’ ont animé de façon informelle des activités durant l’année universitaire 1997-1998.  Les résultats s’avérant très positifs pour tous les participants, les étudiants, soutenus par les parents, ont décidé de prendre en charge le développement de ce secteur en créant leur propre association et en s’ouvrant aux étudiants des autres UFR. En octobre 1998, A. Potrault et N. Lagarde institutionnalisaient donc leur action en créant l’ALEPA.

 

 

POURQUOI UNE ASSOCIATION DE LOISIRS

 

LES LOISIRS : une étape essentielle au développement physique et psychologique pour tous.

 

            À l’heure où les loisirs n’ont jamais occupé une place aussi importante, on peut se demander quelle place ils prennent dans la vie d’un enfant autiste et le droit qu’il a d’en bénéficier. Peut-on imaginer un enfant qui ne jouerait pas, ne rirait pas ne partagerait rien ? NON. Pourtant, l’enfant autiste, parce qu’il ne demande pas ou n’imite pas, est souvent laissé pour compte et d’avantage  « sur-handicapé » que handicapé. Pourtant, nous savons que les loisirs, le jeu, concourent au développement physique et psychologique.

 

Base du développement physique

 

            Les activités physiques sont essentielles à l’épanouissement du corps, elles sont un moment où l’on apprend à se connaître et à connaître ses capacités. Elles sont également l’occasion de développer son potentiel d’action et d’analyse. 

 

Base du développement psychologique

 

            Les loisirs favorisent l’intégration et la communication avec l’autre, domaines dans lesquels les personnes atteintes d’autisme sont en difficulté. ‘Apprendre’ à jouer à un jeune autiste est une acquisition indispensable pour lui afin d’éviter l’exclusion dans ce domaine, les loisirs font partie intégrante des méthodes pédagogiques destinées à l’apprentissage de la vie en collectivité. Les jeunes autistes considèrent souvent l’apprentissage comme une corvée car ils n’en comprennent pas le sens ni l’aboutissement de la tâche demandée. Certains apprentissages se font donc plus aisément quant ils sont associés à des activités plaisantes.

 

 

QUE REPRESENTE LE LOISIR POUR CE PUBLIC

 

            Il existe actuellement peu de structures adaptées à la prise en charge des autistes et encore moins qui leur proposent des loisirs. Ils n’intègrent que trop rarement les clubs ou les associations de loisirs classiques. Le jeu symbolique leur est peu accessible, et quand un jeune autiste tente d’y prendre part, il est vite dépassé par la rapidité des autres. Il est nécessaire de leur proposer des activités de loisirs adaptées pour les encourager dans leurs tentatives de participation, de relations avec l’environnement physique et humain. Il est possible de leur enseigner la notion de loisirs si certaines conditions sont réunies (temps suffisant, environnement rassurant, prise en compte de leur compréhension et de leur comportement particuliers).

 

            La difficulté de représentation symbolique, d’imitation, l’absence de prise de conscience des autres et de lui-même en tant que personnes possédant des points de vue différents, l’incapacité à construire un  projet sans aide... Tous ces facteurs font que le jeu n’est pas spontané chez un jeune autiste. Il faut lui enseigner toutes ces choses afin qu’il puisse comprendre que les loisirs sont synonymes de ‘décontraction’, ‘plaisir’. La durée du jeu doit être programmée afin qu’il se termine par un succès plutôt qu’un dégoût, un excès d’enthousiasme ou un épuisement qui aurait pour conséquence une perte ou une altération des bénéfices et des apprentissages acquis durant l’activité. Quand le jeu est compris et maîtrisé individuellement, il peut être proposé en groupe, ce mode opératoire est un excellent moyen d’intégration pour la personne avec autisme.

 

            Les associations de loisirs destinés aux jeunes autistes leur donne accès à des acquisitions auxquelles tout autre jeune a droit : nager, courir, sauter, skier... Trop souvent, le temps suffisant n’est pas pris pour enseigner ce type d’apprentissage secondaire mais si important. Une association de ce type représente une alternative à la famille et au système thérapeutique, souvent lourd pour ces enfants.