L'AUTISME

 

     De nos jours, il est courant d’entendre parler d’autisme, cependant, la définition exacte de ce mot reste relativement floue et échappe à la plupart d’entre nous. Ce terme, et ce qu’il induit, est déformé selon les représentations que l’on s’en fait, dès lors, la reconnaissance des personnes atteintes de ce trouble en est remis à la subjectivité de chacun. C’est pourquoi, il nous semble important de définir cette pathologie.

     L’autisme est un trouble envahissant du développement, c’est un handicap global et sévère du développement auquel la déficience mentale est associée dans 75% des cas. Cette pathologie particulière est plus répandue qu’on veut le croire, en France, elle touche 7 000 enfants et 20 000 adultes. Précisons que ce n’est ni une maladie mentale ni une psychose et qu’à l’inverse de ce que peuvent laisser croire certaines publications médiatiques ou le cinéma, la grande majorité des autistes est sévèrement handicapée.

 

      1.   Une définition reconnue : la CIM 10

      Cette classification nous permet de donner une définition précise, reconnue et acceptée par tous les intervenants. L’autisme se définit à travers 3 grandes catégories : 

   

 

1.    Altérations qualitatives des interactions sociales :

§  Manque de conscience des autres.

§  Absence de réciprocité sociale ou émotionnelle.

§  Cherche rarement le réconfort et l’affection.

§  Incapacité à développer des relations avec ses pairs appropriées à l’âge de développement.

§  Imitation absente ou déficitaire.

 

2.    Altérations qualitatives de la communication :

§  Retard ou absence de la communication expressive et réceptive

               - communication non verbale très anormale.

               - déficit de l’intonation, du rythme et de l’accentuation.

               - langage stéréotypé et répétitif.

               - incapacité d’utiliser les indices socio-émotionnels pour réguler la communication.

              - jeu imaginatif absent ou très déficitaire.

 

3.    Intérêts restreints, répétitifs et stéréotypés (comportement) :

§  Adhésion à des habitudes ou à des rituels non fonctionnels.

§  Préoccupation pour des parties d’objets.

§  Mouvements répétitifs et stéréotypés du corps.

§  Répertoire limité d’intérêts.

 

      2.   Particularités de l'autisme

  •  Particularités sensorielles pouvant altérer les cinq sens.

  • Perturbation de la théorie de l'esprit : leur capacité à attribuer des états mentaux à autrui est déficiente. Les conséquences dans leur compréhension du monde, leur communication et leur comportement sont à prendre en compte lorsqu'on intervient auprès d'eux.

  • Faiblesse de la cohérence centrale : interpréter les stimuli de manière globale, en prenant en compte le contexte, leur pose des difficultés. Cela nous demande d'être vigilant sur nos propositions d'activités, de communication, de présentation...

  • Déficit des fonctions exécutives : ces mécanismes de pensées nous sont utiles à la planification des actions, à l'inhibition de la mauvaise réponse, à l'élaboration de stratégies d'actions, au contrôle de soi. En raison du déficit, la personne avec autisme a besoin d'un étayage et d'un temps d'apprentissage plus important.